Ville fantôme

Cityville, ville morte ou ville fantôme… Les citavilaines et les citavilains semblent avoir déserté la ville, laissant la maire, seule face à la survie de ce lopin de terre… Le doute assaille cette dernière, y a-il encore un peu de lumière aux fenêtres ou les volets sont-ils définitivement clos, hermétiques à tout ce qui se passe à Cityville… Aucune réaction, contribution ou presque, aucun intérêt ou désintérêt n’est exprimé… Les citavilaines et les citavilains sont pourtant réputés pour leur naturel, leur réactivité, leur imagination et leur créativité… N’ont-ils plus rien à dire, plus rien à ressentir… De longues soirées ont, pourtant, été consacrées à refaire le monde, en reste-il encore quelque chose aujourd’hui ? La maire tremble, le cerveau de tous aurait-il reçu un coup trop fort pour qu’aucune opinion positive ou négative n’en sorte… La maire est tenace, elle entre en résistance et maintien son appel de contributions auprès de tous qui, comme elle, veulent partager, même des broutilles, tant que cela ouvre le dialogue…

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Marâtre

Il n’existe pas de manuel de la bonne marâtre. Les magazines pour être des bons parents pullulent, les publications pour les mères et les pères qui veulent en savoir plus sur leurs rôles respectifs aussi, mais nous marâtres de passage ou de vie qu’avons nous à notre disposition. Rien. Nous devons apprendre sur le tas. Nous n’avons pas eu neuf mois pour nous préparer à notre nouvelle condition. Nous n’avons pas pu discuter avec le père d’éducation, d’avenir. Nous sommes propulsées par amour dans une relation à trois avec un petit bout qui ne nous à rien demandé et à qui on demande de nous accepter, la réciproque est également vraie. En tant que marâtre nous devons accepter une place sur laquelle nous n’avons aucune information. Se faire aimer de quelqu’un qui ne rêve que d’une chose que ses parents soient à nouveau ensemble car c’est ainsi qu’il conçoit sa vie. Se faire autoritaire auprès d’un enfant avec qui l’on vit sans prendre la place de l’autre. Rester fidèle à ses principes éducatifs alors que l’éducation de ce petit être ne nous incombe pas et que nous n’avons pas grand chose à dire. L’ouvrir en se taisant, aimer en sachant que l’on va perdre. Oui perdre. Quand la relation avec le père s’arrête pour x raisons, que nous reste-t-il à nous marâtre. Rien. Une garde sur-alternée, cela n’existe pas, un droit de visite, un espoir…

Espoir

Ce soir a la couleur du noir
Tu me manques. C’est un grand vide
Qui me hante, m’habite.
Seul reste de te voir l’espoir.

Dans ma tête et dans mon, corps
Malgré toi, malgré moi, t’est là
Virtuellement près de moi.
Tu as du me jeter un sort.

C’est ton sourire que j’aperçois
Quand mes paupière se ferment.
De ton corps, la nuit je rêve.
Sans cesse je pense à toi.

Ce satané téléphone
S’évertue à rester muet
Comme si tu me condamnais
À devenir un fantôme.

Je ne peux pas porter plainte
J’ai beau tenter de me raisonner
Je me sens comme délaissée
Mais la vie a ses contraintes.

On suit chacun notre chemin
Quand par hasard on se croise
C’est un très exquis voyage
Ce n’est pas un fatal destin.

Le noir cède la place au gris
Un sourire se dessine
Et tous les deux j’imagine,
De nos souvenirs je m’emplie.

Un arc en ciel et ses couleurs
Au doux abandon m’invite;
Seule la passion suscite
Dans mon corps une telle clameur.

Alors tout au fond de mon cœur
Magie et réel s’unissent
Pour que jamais ne finisse
Cette douceur, ce vrai bonheur.

La vie n’est que sourdes plaintes
J’ai beau tenter de me raisonner
Je ne veux cesser de rêver
J’en accepte les contraintes.

Merci pour tout

Merci pour ces instants volés,
Ces tendres baisers sur les quais,
Pour la justesse de ta voix
Et de tes mains posées sur moi.

Merci aussi pour tes regards
Qui ne laissent rien au hasard
Et qui en disent bien plus long
Que tous ces discours si profonds…

Merci pour ces moment si grands
Qui nous font nous sentir vivants
Pour cette vraie sincérité
Qui rime avec vérité.

Merci d’être toi, vraiment toi
Lorsque, caché de tous, sans voix
Tu avoues la fragilité
De nos sentiments inavoués.

Merci d’être toujours présent
Lorsque c’est, pour moi, important
En ces dures heures noires
Où seul nous fait tenir l’espoir.

Merci pour ces courts coup de  fil
Qui, d’apparence si futile,
De rire redonne l’envie
Me font croire au paradis.

Merci pour toute la chaleur,
Cette lumineuse couleur
Dont tu peins mes jours et mes nuits
Qui emplie mon être, ma vie.

Merci pour ces joies légères
Où réel, imaginaire
S’entrelacent à l’unisson
Pour prolonger ces pures unions.

Merci de laisser ton odeur
Derrière toi quand c’est l’heure
Et pour ta fausse puissance
Qui me rend mon innocence.

Merci pour la douce passion
De tes baisers sis sur mon front
Qui ont la délicatesse
Et le goût de la tendresse.

Merci pour cette liberté,
Pour cette vraie complicité
Que souvent la vie nous vole,
Que le temps toujours transforme.

Merci d’être dans ma vie entré,
D’ouvrir ces portes trop fermées
Qui dans l’oubli nous cloisonnent
Pour ne souffrir de personne.

Merci d’être aussi absent
Oh oui ! Paradoxalement !
Merci de ne pas être là.
Demain on se retrouvera.

Merci de partager avec moi
En m’offrant le meilleur de toi
Cette si particulière
Aventure éphémère.

Merci de ne pas avoir peur
À chaque amour son humeur.
Ces mots ne sont que le reflet
De toute ma sincérité.

Merci pour moi, merci pour nous
Pour mon passé, pour mon futur
Pour cette belle aventure
Pour ce cadeau. Merci pour tout !